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mercredi 2 décembre 2015

Famille parfaite


"La douleur a un goût. La question, c'est de savoir celui qu'elle a pour vous. "

Résumé:


Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… une vie de rêve.
Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse ?

Mon avis:


Tout d’abord, merci aux éditions Albin Michel pour ce bel envoi. 

Je n’aime pas particulièrement les romans policiers habituellement, mais celui-ci avait quelque chose d’intriguant, et je n’ai pas été déçue.

La famille Denbe est très restreinte : le père, la mère et la jeune fille de 15 ans. Lui, Justin, est patron d’une entreprise de construction en bâtiment, elle, Lybie, est femme au foyer et leur fille, Ashlyn, lycéenne ordinaire.
Cependant, ils sont riches! Semblent vivre une merveilleuse histoire et n’avoir aucun problème. Malheureusement, on va rapidement se rendre compte que ce n’est pas le cas, et que c’est loin de l’être.

Tout d’abord, la narration sort de l’ordinaire. On peut lire comment se déroule l’enquête du côté des enquêteurs, mais aussi la façon dont vit la famille. Même si on ne connaît les raisons de l’enlèvement qu’en lisant les dernières pages, on sait bien plus de choses que les policiers et c’est ce qui rend le livre particulier.

Je n’avais jamais lu de livres (ou vu de films) policiers où l’on suivait les victimes et l’avancée de leurs aventures. Cela occulte une partie de l’intrigue, certes, mais la majeure partie reste inconnue, et cela permet de redynamiser le récit.  C’est un autre style d’histoire, qui ne m’a pas déplu mais que j’ai trouvé assez mal exploité. L’enquête devient facilement fade et insipide puisqu'on sait où ils sont, ce qu’ils font…

De plus, durant ma lecture, j’ai parfois eu l’impression que l’auteure voulait en dire tellement qu’elle abordait un tas de sujets, sans jamais vraiment les développer.  Par exemple, on suit durant l’enquête l’histoire d’une détective privée (ex-policière et elle-même impliquée dans une histoire de meurtre). Finalement on n’en saura que peu à son propos. Sa vie sera à peine effleurée.
Je trouve que c’est ce qui a manqué au livre : l’attachement aux personnages. On a beau connaître l’histoire des Denbe sur le bout des doigts on a du mal à réellement tenir à cette famille.

Ce livre est certes un roman policier dans lequel on suit les actions de la police et de la famille avec attention, mais c'est surtout un livre contant les histoires d'une famille: celles de Justin avec ses adultères et ses secrets, celles de Lybie qui se drogue depuis qu'elle a appris que son mari la trompe...
Mais ce n'est pas tout puisque il y a également plusieurs analepses durant lesquelles on en découvrira un peu plus sur la vie des parents de Justin. Ashlyn a elle aussi ses secrets, peut-être plus sombres qu'il n'y parait.  

L'écriture m'a quelques fois un peu perturbée, manquant de rythme, mais peu à peu, s'accorde très bien à l'histoire et nous fait pénétrer dans un univers angoissant et palpitant. 


Bref, un livre qui se bonifie au fur et à mesure, des personnages auxquels il manque ce petit quelque chose, mais une lecture attractive et qu’on n’a pas envie de lâcher.

jeudi 22 octobre 2015

L'homme idéal existe. Il est québécois.


Auteur: Diane Ducret

Editeur: Albin Michel
Collection: Roman
Nombre de pages: 185 pages
Prix: 15€
Date de publication: 1er octobre 2015

Bonne nouvelle : l’homme idéal existe !
Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche.
Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle.
Vous l’aurez deviné : il est Québécois.

Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant.
L’homme idéal ? Satisfaite ou remboursée !

Une femme française , déçue plus d'une fois par l'amour, rencontre à l'improviste un Québécois. Quelques jours plus tard, elle part le retrouver... au Québec!

Mon avis:

Tout d’abord, je tenais à remercier les éditions Albin Michel pour cet envoi et pour leur confiance.

Pour tout vous dire, lorsque j’ai lu le résumé du livre, j’étais assez dubitative. Je ne connais pas spécialement le Québec (et les québécois), mais je trouvais assez réducteur de ne les assimiler qu’à des expressions. Et on peut dire que ma lecture ne m’a pas fait changer d’avis.

Dès les premières pages j’ai senti que ce livre ne me plairait pas… Même si, au bout d’une centaine de pages, on commence à s’attacher aux personnages et à leurs mésaventures, je n'ai pas passé un très bon moment et j’étais assez soulagée de terminer ma lecture.
Alors, ne croyez pas que ce livre est totalement mauvais ! Il a bien évidemment des points positifs, et un certain nombre, seulement ils ne sont pas majoritaires.

Après les premières pages durant lesquelles on fait le tour de tous les "ex" de notre héroïne avec humour, arrive la tant attendue rencontre avec Le Québécois.
Je ne dirais pas que le « coup de foudre » manquait de crédibilité, mais il ne m’a pas convaincue. Alors, imaginez mon étonnement lorsqu’elle part le rejoindre au Québec. C’est peut-être cela prendre des risques, mais tout de même… Sans parler de la véracité des faits (n’oublions pas qu’il s’agit d’un livre qui se veut réaliste). Je souhaitais aborder d’autres points...

Ce qui m’a majoritairement plu dans L’homme idéal existe. Il est Québécois c’est l’absurdité de certaines situations. Lorsque Gabriel (le Québécois bien sûr !) s’exprime, elle ne perçoit pas toujours (et même presque jamais) ce qu’il veut dire. Et il vrai, que c’est très souvent drôle !

- T’as-tu la chienne ?
Mais il n’a même pas de chien enfin, de quoi il parle ?
- Faut pas, ma beauté, t’excite pas le poil des jambes, ça va bien se passer.
Je rêve ou il insinue que je suis mal épilée en plus ! p.15
- Peux-tu ouvrir la valise ?
Je veux bien essayer, mais je n’ai aucune idée de ce dont il me parle. Et honnêtement, je ne vois pas bien l’intérêt de mettre les courses dans une valise.
- De mon char !
Je suis tombée sur un fou… p.15
- Tu veux-tu des flots, toi ? me demande-t-il.
Oui, j’aime bien la mer.
- Une trâlée de flots, ça te fait pas peur ? T’es willing pour la famille ?
Je crois qu’on ne parle pas de la même chose, mais on a l’habitude. p.108


Je n’ai sélectionné que quelques extraits, mais croyez-moi, le livre en est truffé !

Cependant, malgré l’humour qui figure à toutes les pages, je n’ai pas trouvé d’autres points qui m’ont plu.
L’écriture ne m’a pas convaincue, et moi qui d’habitude n’y fais pas très attention, j’ai eu beaucoup de mal avec la ponctuation.  
L’histoire manquait cruellement de rebondissements et était très souvent plate.

Bref, un livre qui ne m’a pas vraiment conquise ni par son originalité, ni par son style, mais si vous cherchez un roman drôle et cocasse vous savez vers quoi vous tourner.

Partenariat avec:

jeudi 27 août 2015

Un pas, puis d'autres vers Compostelle

Auteur: Frédéric Devaux
Editeur: Vérone éditions
Collection: -
Nombre de pages: 181 pages
Prix: 18€
Date de publication: 30 juin 2015


Résumé:
Un matin, un premier pas, qui est finalement le prolongement d’une longue préparation. D’autres, nombreux, suivront pour atteindre Compostelle. Est-ce vraiment là le but ? Pourquoi décider d’affronter la route, les conditions climatiques, pourquoi ces efforts ?
Paradoxalement, c’est peut-être pour répondre à ces questions qu’on lace ses chaussures. Ou pour ces rencontres qui marquent une vie, ces échanges qui alimentent nos réflexions, ou juste pour le vol des grands rapaces, l’émerveillement à la découverte des Pyrénées qui se dessinent à l’horizon…
Mon avis: 

Quand on m'a proposé de lire ce livre j'ai tout de suite était intriguée. J'ai longtemps fait de la randonnée et même si je n'ai que 15 ans, Compostelle m'a toujours intéressée.
Alors, vous imaginez, quand j'ai lu le résumé, j'ai tout de suite eu envie de lire ce livre.
Frédéric, l'auteur et personnage principal, nous raconte du premier au dernier jour son voyage jusqu'à Compostelle.

Je commencerais tout d'abord par vous parler du premier point négatif qui m'a sauté aux yeux: l'écriture! Je n'ai absolument pas accroché avec son style. Comme on peut très bien le remarquer dans le livre, Frédéric n'est pas un auteur professionnel, et cela se ressent. Cela ne m'a pas gâché la lecture, mais ne m'a pas permis d'en profiter pleinement.

Un pas, puis d'autres vers Compostelle n'est pas un livre qui se lit rapidement. Il se déguste, se savoure et on s'arrête régulièrement pour réfléchir à telle ou telle phrase de l'auteur.
Je pensais m'ennuyer durant cette lecture ayant plutôt l'habitude de lire des livres dans lesquels il y a de nombreux rebondissements, mais étonnement, on ne s'ennuie pas une minute.

Frédéric nous conte au détour d'un chemin sa vie de famille, ce qui l'a poussé à entreprendre ce "périple". Ce qui m'a beaucoup plu c'est de ressentir l'évolution de Frédéric. Ses motivations évoluent tout comme ses envies pour la suite de sa vie.
On comprend également au fur et à mesure de la lecture que tous les Compostelles sont différents, n'ont pas les mêmes buts et ne sont pas vécus de la même façon.

Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est que Frédéric aborde de très nombreux sujets. Celui de la religion par exemple. Compostelle est avant toutes choses un pèlerinage pour les chrétiens et pourtant   Frédéric n'est plus croyant. Il n'est d'ailleurs pas le seul à emprunter cette route pour d'autres raisons. Pendant plusieurs pages il aborde ce sujet de croire. En quoi? Pourquoi? Je pense que c'est pour ce genre de sujets que j'ai eu envie de lire ce livre. C'est lorsqu'il traitait de cette question que je me suis accrochée à ses mots et que j'ai vraiment vu Compostelle prendre sens.

J'ai l'impression que l'auteur a parfaitement su retranscrire dans son livre l'impression de "perte" dans le temps. Je m'explique: vous essayez au début de bien lire la date inscrite au-dessus de chaque paragraphe et ensuite, vous n'êtes happé que par le contenu. Comme si durant Compostelle (et durant la lecture) le temps se disloquait.

PARTENARIAT AVEC: 

mercredi 26 août 2015

Une lettre en été (Retour à Cedar Cove 3)

Auteur: Debbie Macomber
Editeur: Charleston
Collection: -
Nombre de pages: 318 pages
Prix: 19,90€
Date de publication: juin 2015


Résumé:
L'été est une saison haute pour la maison d'hôtes de Jo Marie Rose. Mark Taylor et elle ont passé beaucoup de temps ensemble pour aménager ce lieu paradisiaque. Et même si la jeune femme essaie de se persuader que Mark n'est qu'un ami, elle pense beaucoup à lui ces derniers temps. Mais pour le moment, il est temps d'accueillir de nouveaux visiteurs.
Ellie Reynolds a 23 ans, et arrive à Cedar Cove pour rencontrer Tom, un homme avec qui elle correspond depuis des mois sur Internet et dont elle pense être tombée amoureuse. Maggie et Roy Porter sont là pour leurs premières vacances seuls sans les enfants. Ils espèrent retrouver la flamme de leur amour et regagner chacun la confiance de l'autre. Mais Maggie a un dernier secret à lui avouer, qui pourrait bien faire éclater leur mariage... Pour chacun d'eux, ce sera le moment de mettre son coeur à jour - et de prendre la plume -, révélant ainsi le courage qu'il faut pour être vulnerable, tolérant et ouvert à l'amour.
Mon avis:

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Charleston pour cet envoi.

Au risque de paraître superficielle, ce qui m’a tout de suite attirée, c’est la couverture. Les couleurs estivales ainsi qu’un décor de rêve (enfin pour moi)... de quoi donner envie de lire ce livre.

N’ayant lu que ce tome-ci, je ne pourrai en rien le comparer aux deux précédents.

Dans Une lettre en été, Jo Marie Rose tient un gite à Cedar Cove. Elle a décidé d’ouvrir ce lieu de résidence après la mort de son mari, Paul deux ans auparavant.
Ce week-end elle va recevoir Ellie ainsi qu’un couple, les Porter : Maggie et Roy.

L’univers de ce livre est l’un des plus doux et accueillant qui m’ait été donné de découvrir. Le personnage de Jo Marie est apaisant et semble être née pour apporter la paix sur terre. Malheureusement, j’ai rencontré quelques points noirs durant ma lecture.

Tout d’abord, la crédibilité de certains événements. Beaucoup des réconciliations qui se déroulent dans ce livre paraissent trop rapides et survolées. Je dirais même que l’auteure est beaucoup plus forte pour faire se disputer ses personnages que les faire se réconcilier. Alors pourquoi cette éternelle envie d’arranger les choses ? Cet optimisme forcené est permanent dans ce livre et cela va vous redonner espoir. 

Ce que j’ai apprécié certainement le plus ici c’est la plume de Debbie Macomber. Je n’avais lu aucun livre d’elle auparavant, mais c’est une excellente découverte. Sans être spécialement extraordinaire, elle est douce, elle nous transporte ailleurs avec une aisance déconcertante.
Elle parvient à nous mener jusqu’au bout du précipice sans que l’on se doute de rien. Arrivé(e) au bout on se rend bien compte que l’on s’est fait dupé… Ce roman n’est certes pas policier mais il est tout de même plein de surprises.

Un des autres petits points négatifs (ou positifs, je ne suis pas encore sûre) de l’histoire, c’est la rapidité avec laquelle tout se déroule. J’ai dévoré les 300 et quelques pages en à peine quelques heures et j’en redemandais ! Les personnages (pas que Jo Marie) sont attachants et on a presque envie d’être au près d’eux dans ce gîte de rêve.

Ellie, celle qui part retrouver Tom qu’elle a rencontré sur internet, est surprotégée par sa mère et ne peut se défaire de sa protection permanente. La relation mère-fille est extrêmement intrigante et nous donne presque envie de lire un livre sur leur propre histoire (je tends discrètement une perche !!).  On sent qu’elle fait tout pour ne pas assimiler sa propre histoire d’amour avec celle de sa mère, mais ce n’est pas chose facile… On sent dans l’écriture de l’auteure, lorsqu’elle parle d’Ellie qu’elle met plus de douceur, comme pour l’aider à sortir de ce cocon étouffant.

Maggie et Roy sont tout aussi intéressants, même si, il est vrai, ils m’ont moins touchée. J’ai trouvé que leur histoire tournait un peu un rond, elle m’a lassée.

Finalement, le personnage avec lequel j’ai le plus de mal, mais c’est certainement volontaire, c’est Mark (l’homme à tout faire de Jo Marie). Il m’est totalement antipathique et si cet aspect de sa personnalité peut intriguer certains, il m’a fortement déplu et j’ai eu envie à plusieurs reprises de dire à Jo Marie d’arrêter de lui tirer les vers du nez. Mark est sans cesse bougon et les efforts de Jo Marie souvent à sens unique.

Un dernier point que je souhaitais aborder: l'importance de La lettre dans ce roman. Tous les personnages ont un lien très fort avec ces messages manuscrits. L'auteure arrive à montrer l'importance de l'écrit, du papier et du symbole qui va avec le message. C'est bien une lettre et pas un email!!


Bref, un très bon roman, addictif, une ambiance parfaite pour passer un excellent moment. Une plume douce et des personnages très différents mais tous à découvrir. Et surtout un endroit dans lequel on rêverait de vivre.

Partenariat avec: 

vendredi 31 juillet 2015

A nous l'amour!

Auteur: Pamela Wells
Editeur: Albin Michel
Collection: Jeunesse
Nombre de pages: 414 pages
Prix: 15€
Date de publication: 1er juillet 2015

Résumé:
Après le Code de Rupture, Sydney, Raven, Kelly et Alexia imaginent un Code de Séduction ! Fini les larmes, adieu les déceptions, vive les garçons ! Les filles sont amoureuses… mais la déconvenue n’est pas loin. Sydney sent que son petit ami, Drew, lui échappe, Raven craque pour Blake, un adorable skater, alors qu’elle sort avec le très sérieux Horace, Alexia doit faire face au départ de Ben pour la fac et Kelly se rapproche très dangereusement de Drew…
Une nouvelle fois les filles sont mises à l’épreuve à cause de leur faiblesse mortelle : l’amour !

Mon avis: 

A nous l’amour ! est le deuxième tome, vous pouvez retrouver ma chronique du premier tome, Fini les garçons !, juste ici. Je remercie les éditions Albin Michel pour cet envoi. 

Dans ce livre, nous retrouvons les mêmes personnages, Alexia, Sidney, Kelly et Raven, mais cette fois-ci, elles n’écrivent pas un code pour oublier leur ancien petit copain, mais pour en trouver un ou garder celui qu’elles ont déjà. J’ai eu un peu de mal (tout comme dans le premier tome) avec cette idée de Code dictant des règles à suivre pour réussir à faire telle ou telle chose. Comme s’il fallait agir d’une certaine façon pour qu’un garçon sorte avec nous.  Heureusement, même si le Code est bien présent, il n’est pas le centre du livre et on comprend peu à peu que ce n’est pas forcément la meilleure idée.

J’ai trouvé ce livre très addictif ! Je l’ai lu en à peine une journée, et j’avais sans cesse envie de me replonger dans cet univers et de suivre l’avancée des jeunes filles. Savoir comment s’en sort Alexia, comment réagit Sidney et comment s’adapte Kelly, vont devenir des questions omniprésentes.

Dans le premier tome j’ai eu l’impression qu’on ne pouvait pas cerner les personnages, mais dans A nous l’amour ! on commence à mieux les connaître et à réellement se faire un opinion sur chacun d’entre eux (nos quatre héroïnes, leurs amis et également leurs parents).
Les filles apparaissent un peu plus comme de vrais êtres humains et moins comme des stéréotypes contrairement au premier tome. Un des points positifs de cette saga est la diversité des personnages, ce qui permet de se retrouver au moins dans l’un d’entre eux. Si l’une est plus réservée, l’autre adore s’amuser. Tous les cas de figure sont abordés : amour, famille… La jalousie, le départ, l’abandon sont aussi explorés.
Vous allez également découvrir un nouveau personnage nommé Blake, qui permet, je trouve, de donner un nouveau souffle au roman. La vie est faite de rencontres et c’est exactement ce que l’on découvre dans A nous l’amour! .

Oui, même si le roman est centré sur leurs histoires d’amour (ou d’amitié), les relations familiales y sont aussi peintes.
Trouver dans ce livre certaines problématiques, assez dures, m’a étonnée, mais cela prouve que peuvent s’immiscer, dans des histoires girly, des événements plus dramatiques.

L’écriture est toujours aussi banale, ce qui est vraiment dommage. On a parfois l’impression de lire un livre écrit par l’un des filles, dans un langage « jeune ». Si on ressent tout de même un effort, il ne m’a pas convaincue !
Il existe également de nombreux points négatifs (des aspects un peu naïf, une histoire qui ne décolle pas beaucoup…) mais sur lesquels on peut facilement passer outre.

Je finirai en parlant de la couverture, simple, elle donne envie de découvrir l’histoire et est un assez bon résumé du contenu du livre (sans toutes les émotions bien sûr !).

Bref, un second tome bien mieux que le premier, des personnages attachants, mais différents et surtout, toujours, une envie de retourner à sa lecture.


Pour finir, je demanderais : Une suite de prévue ? Je n’ai qu’une envie, découvrir la suite de la vie de Raven, Alexia, Kelly et Sidney !


jeudi 23 juillet 2015

Fini les garçons

Auteur: Pamela Wells
Editeur: Albin michel
Collection: Jeunesse
Nombre de pages: 374 pages
Prix: 15€
Date de publication: 1er juillet 2015


Résumé:
Sydney, Raven, Kelly et Alexia, quatre amies inseparables, decouvrent les affres de la rupture. Alors que Sydney filait le parfait amour avec Drew depuis deux ans, celui-ci semble soudain s'ennuyer, preferant les soirees branchees aux soirees en tete-a-tete. Le cour de Raven balance entre deux garcons, et Kelly, elle, aime sans etre aimee en retour. C'est aupres d'Alexia, l'eternelle celibataire du groupe, que les trois filles trouvent du reconfort. Et ensemble, elles vont etablir la liste des 29 choses a faire (et a ne pas faire) pour oublier un ex.

Mon avis:

Je tiens tout d'abord à remercier les édition Albin Michel Jeunesse pour cet envoi.

L’histoire est assez simple, c’est celle de séparations. Sidney, Raven et Kelly sont trois amies, et toutes les trois quittent leur petit copain le même jour, ou plutôt la même soirée… Ce premier élément m’a quelque peu troublée… Concrètement, quelle est la probabilité que 3 meilleures amies rompent avec leur petit-ami le même soir ? Certainement très faible !
Mais passons…
Le trio décide donc de se retrouver chez Alexia, leur quatrième « meilleure amie ». Cette dernière ne voulant pas les voir se morfondre, décide de créer un Code permettant de « ne plus souffrir des garçons ». Il est composé de règles telles que :

« Il est interdit d’appeler le répondeur de l’Ex simplement pour entendre sa voix. »
ou encore
« Oubliez la date de naissance de l’Ex. Oubliez qu’il est né. »

Elles sont censées aider les filles à oublier leur ancien petit copain, même si en lisant certaines d’elles j’ai eu quelques doutes sur leur efficacité.
Durant toute l’histoire, on va suivre nos 3 héroïnes essayant d’oublier, et pour la 4ème, Alexia, de tout simplement trouver l’amour.

Seulement, vous vous doutez bien, cela ne va pas être aussi simple que ça…
Alors que Sidney est toujours folle amoureuse de Drew, que Raven pense aimer Horace et que Kelly en pince toujours pour Will, c’est au tour d’Alexia de découvrir l’amour… Mais peut-être pas avec la bonne personne !

Les personnages (filles et garçons) sont attachants. Malheureusement, j’ai eu l’impression durant ma lecture, qu’à essayer d’en inclure trop, l’auteure avait finalement oublier de développer ses personnages. On se retrouve avec des croquis à peine esquissés de personnages qui, pourtant, avaient du potentiel. Il est vrai que raconter l’histoire de 4 filles en 380 pages n’est pas chose évidente, et l’auteure a dû privilégier les histoires de cœur à celles de ses véritables héroïnes.

A propos de l’écriture, je l’ai trouvée des plus banales, toutefois, elle reste largement potable et permet une lecture agréable et sans prise de tête.

Bref, à la lecture de ce livre, vous ne pourrez passer qu’un bon moment durant lequel vous rirez certainement ! C’est une histoire agréable, mais dont il n’y a pas grand chose à dire…




jeudi 4 juin 2015

Le bloc-notes de louise: Fan de lui

Auteur: Charlotte Marin et Marion Michau
Editeur: Albin Michel
Collection:
Nombre de pages: 230 pages
Prix: 11€90
Date de publication: 1er juin 2015

Résumé: 
Depuis six mois, Louise Mortier, 14 ans et demi, fixe le compte à rebours qu'elle a affiché sur sa page Facebook, et surveille ses billets comme s'ils risquaient de s'autodétruire...
Et aujourd'hui, ça y est, elle est enfin au concert de Connections à Nice! Elle saute sur place en hurlant le prénom de son chanteur préféré, "Rickyyyy!", sans se douter que, dans quelques heures, elle va se retrouver nez à nez avec lui dans son salon...

Mon avis:
Tout d'abord un grand merci aux éditions Albin Michel pour leur envoi et pour leur confiance.

Pour tout vous dire, la première fois que j'ai vu la couverture et que j'ai lu le résumé j'ai eu peur de me retrouver, encore, face à un roman girly stéréotypé et banal. Finalement, j'en ressors plutôt contente, avec certes quelques points négatifs, mais aussi un bon nombre d'aspects positifs.

    La première originalité pour un roman "fille" est qu'il est français. Ecrit en français, certes, mais surtout qui se déroule en France, plus particulièrement à Nice. J'ai pu beaucoup plus m'identifier aux personnages dont le contexte m'était familier. De plus, le groupe, Les Connections, dont Louise est fan, est aussi français. C'est agréable de voir un boys' band français avec du succès! Pour eux elle va être prête à tout, mais sans oublier ses amis.
    Ensuite, Louise n'a que 14 ans (et demi, pour elle c'est très important) et donc est encore un peu enfant, surtout quelque peu maladroite (dans ses paroles et ses actes). Lorsque Ricky, LE garçon pour lequel elle craque, qu'elle suit dans la presse people, qui recouvre sa chambre (enfin, ses posters bien sûr...), elle se retrouve paralysée et ne sait que dire. En même temps, si vous vous retrouviez devant votre idole, sauriez-vous quoi lui dire?
Ses oublis et son sens des priorités sont eux aussi originaux et lui permettent de sortir du lot de toutes ces héroïnes lambdas que l'on trouve partout aujourd'hui.

    Par contre, l'écriture m'a un peu gênée... Tout d'abord le style en lui-même n'est pas révolutionnaire, mais on ne tombe pas non plus dans quelque chose de brouillon. Ensuite, l'emploi fréquent de mots tels que "Besta" ou "MDR" m'a dans un premier temps étonnée, mais j'ai finalement trouvé qu'il convenait bien au thème et au personnage narrateur.
    Le deuxième point négatif du roman est sa surcharge en stéréotypes. Son meilleur ami qui serait amoureux d'elle, sa grande-soeur qui ne la calcule pas, son "bordélisme"... Même si, comme je vous l'ai dit plus haut, Louise sort de l'ordinaire, et on deviendrait même facilement ami avec elle. D'autre part, l'enchainement des événements des premières pages du livre semble un peu gros, mais par la suite, les différents retournements de situation donnent des coups de fouet à l'histoire et permettent de ne jamais s'ennuyer.
   Ce que j'ai le plus apprécié, c'est la franchise de Louise dans l'écriture (mais oui, je sais que ce n'est pas vrai, que ce sont des auteurs qui ont écrit...) et son sens de l'autodérision. L'emploi d'expressions étranges amplifient l'originalité du récit (" la délicatesse d'une grue de démolition" page 22). Elle aborde également le sujet de l'adolescence et des différences qui se produisent à cet âge.

"Elle a le nez sur l'écran de son Iphone. Il pourrait y avoir un tsunami, elle lèverait juste le bras pour qu'il ne soit pas mouillé." page 12
"Ma soeur, elle, se fait le coffret Twilight en live: fascination, tentation, révélation." page 212

 Comme le dit une des deux auteures, Louise a un petit côté Bridget Jones, à la française et en quand même plus joyeuse!

Bref, comme vous l'aurez certainement compris, j'ai bien aimé ce roman. Parfait pour l'été, sans prise de tête mais, croyez-moi, vous ne vous ennuierez jamais en compagnie de Louise qui vous entrainera avec joie dans toutes ses mésaventures.

Et bien sûr, pour tout ceux qui aiment la dessinatrice Diglee (Forever Bitch, Autobiographie d'une fille gaga...) vous retrouverez son dessin en couverture. Et pour ceux qui regardent En famille sur M6, sachez que l'une des auteurs n'est rien d'autre que la scénariste de la série.
Vous pouvez également retrouver Louise sur sa page Facebook : ce qui concrétise un peu plus l'histoire et les personnages.