
Editeur: Sarbacane
Collection: Exprim'
Nombre de pages: 240 pages
Prix: 15€50
Date de publication: août 2016
Résumé:
Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a quatorze ans, il en a dix-sept ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon.
Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ?C’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce
moment-là d’une vie peuvent changer.
Mon avis:
Tout d'abord, un immense merci aux éditions Sarbacane pour ce roman.
Par où commencer ?! Après avoir lu et adoré Les petites reines, la pouilleuse, comme des images… je n’avais qu’une envie: lire Songe à la douceur! Et je peux vous dire que ce livre est encore meilleur (ce qui n’était pourtant pas simple) que tous les autres. Je l’ai dévoré. Véritablement dévoré! Dès que j'avais un cinq minutes, que je trouvais un peu de temps seule, je m'y plongeais à nouveau.
Alors par conséquent, ce livre n'est pas resté longtemps entre mes mains, mais il a découvert de nombreux lieux, une terrasse de café, des voitures, des rues perdues dans des villages du sud de la France, et même un bateau. Si la lecture a été si rapide, ce n'est pas spécialement parce que je mourrais d’envie de connaître la suite, simplement un désir de naviguer entre ces phrases, d'être constamment auprès des mots de l'auteure.
Par où commencer ?! Après avoir lu et adoré Les petites reines, la pouilleuse, comme des images… je n’avais qu’une envie: lire Songe à la douceur! Et je peux vous dire que ce livre est encore meilleur (ce qui n’était pourtant pas simple) que tous les autres. Je l’ai dévoré. Véritablement dévoré! Dès que j'avais un cinq minutes, que je trouvais un peu de temps seule, je m'y plongeais à nouveau.
Alors par conséquent, ce livre n'est pas resté longtemps entre mes mains, mais il a découvert de nombreux lieux, une terrasse de café, des voitures, des rues perdues dans des villages du sud de la France, et même un bateau. Si la lecture a été si rapide, ce n'est pas spécialement parce que je mourrais d’envie de connaître la suite, simplement un désir de naviguer entre ces phrases, d'être constamment auprès des mots de l'auteure.
Pour ceux qui connaissent, sachez que Songe à la douceur est inspiré à
la fois du roman Eugène Onéguine (d’Alexandre Pouchkine) et de l’opéra du même
nom de Piotr Ilitch Tchaïkovski. J’ai d’ailleurs fortement envie de découvrir
ces œuvres maintenant!!
Le roman alterne entre la période actuelle et une dizaine
d’années auparavant lorsque Eugène et Tatiana, adolescents, se sont rencontrés.
Peu à peu, on découvre le passé de nos deux héros, et on apprend ce qu’il leur
est arrivé. Clémentine Beauvais délivre les informations au compte-gouttes, on
ne sait d’ailleurs jamais vraiment tout d’eux, et tant mieux ! J’aime
décrire ce roman comme étant juste la narration d’un passage, bref, de la vie
de nos deux héros. On ne saura pas ce qu'ils deviendront, et encore une fois, tant mieux, cela risquerait d'altérer l'espoir que l'on porte en eux.
Comme dans tous les romans de Clémentine Beauvais, on est à
l’époque contemporaine et elle ne fait jamais abstraction des nouvelles
technologies. Alors forcément, on retrouve aussi Dans songes à la douceur les
sms, emails et même les cartes virtuelles (vous savez celles d'anniversaire par exemple)! Malgré les inspirations anciennes de l'auteure (oui, Pouchkine et Tchaïkovski ne datent pas d'hier), elle a su à la perfection garder des problématiques actuelles et surtout une histoire d'amour ACTUELLE.
Je voulais revenir au titre. Un titre qui fait rêver, qui
nous promet un livre doux et réconfortant. Et pourtant il est quelque peu
menteur. La douleur et la dureté prennent parfois la place de cette douceur, qu'Eugène
et Tatiana attendent tant. Cependant, à propos du songe, il persiste tout au long de la lecture et c'est ce qui apporte cet aspect légèrement lunaire au livre.
Je me dois de vous dire quelque chose… Quelque chose que je
vous ai caché depuis le début craignant de vous effrayer, même si j’espère que
cela vous donnera encore plus envie de lire ce livre. Songe à la douceur est entièrement écrit en vers. C’est
sûrement ce qui apporte cette douceur à l’écriture. La mise en page va dans le
même sens. Très particulière elle accompagne à la perfection le récit.
Bref, un coup de coeur indescriptible, tout dans la justesse, et avec l'amour comme rôle principal. Un roman qui est sans cesse tourné vers le passé mais qui reste l'un des plus innovants qu'il m'a été donné de lire.
Bref, un coup de coeur indescriptible, tout dans la justesse, et avec l'amour comme rôle principal. Un roman qui est sans cesse tourné vers le passé mais qui reste l'un des plus innovants qu'il m'a été donné de lire.