dimanche 5 avril 2015

Interview de Thomas Carreras, auteur de "100 000 canards par un doux soir d'orage"

Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui, je vous propose de lire l'interview de Thomas Carreras qui a écrit 100 000 canards par un doux soir d'orage (voir ma chronique) aux éditions Sarbacane dans la collection Epxrim'. 
Il a très gentiment accepté de répondre à quelques unes de mes questions restées sans réponse après cette drôle de lecture!! Je vous propose donc de lire ce petit interview, en espérant qu'il vous convaincra de lire ce livre (mais qu'est-ce que vous attendez?!?!).

- Comment décririez-vous votre roman à quelqu'un qui ne l'a pas lu?
Eh bien, c'est l'histoire de Ginger, une américaine de 18 ans qui décide d'aller à un festival de musique dans un village paumé en Angleterre. Vu qu'elle arrive deux semaines en avance, elle trouve un job dans un pub et se tourne les pouces en attendant le festival. Mais au fur et à mesure que les jours passent, elle se rend compte que quelque chose ne va pas : les canards la regardent. L'observent. L'espionnent. Pour Ginger, c'est le début d'une longue descente dans la folie et la paranoïa.

- Quand vous avez commencé l'écriture de ce livre, saviez-vous que vous alliez créer un univers aussi particulier ou l'idée vous est venue au fur et à mesure?
Pas vraiment. Je connaissais plus ou moins l'histoire de Ginger; après le reste m'est venu petit à petit. Mais les univers particuliers, ça me connait. En ce moment, en 2015, il est très difficile de tomber sur une histoire originale. Au cinéma on a Pirates des Caraïbes 5, Jurassic Park 4, Terminator 5, Die Hard 6... Personne n'invente plus rien. On rabâche les mêmes trucs sans arrêt. Pareil en littérature. C'est rare pour moi d'ouvrir un roman et de ne pas deviner la fin au bout de cinquante pages. Donc en écrivant je me demande souvent : "Qu'est-ce qui n'a jamais été fait ?". Bien sûr, jamais c'est un bien grand mot. Une méthode que j'ai beaucoup utilisé avec 100 000 canards, c'était de retourner les clichés du thriller, de l'horreur et de l'apocalypse de zombies contre le lecteur. Pour résumer, raconter une histoire impossible, c'était l'objectif du départ. Les détails sont venus après.


- Pourquoi avez-vous décidé d'inclure des célébrités dans votre roman? Etes-vous, vous-même "fan" de ces chanteurs?
Bah, il me fallait des personnages célèbres pour donner de la notoriété au Nightfest. Et puis en écrivant je me suis dis "tiens, ça serait drôle de voir ces gars-là en action." Je me suis rendu compte qu'en littérature en utilise parfois des célébrités décédées, mais très rarement des figures encore vivantes. Briser ce code là, je pensais que ça rajouterait un élément de surprise et de funk. Puis honnêtement, qui n'a pas envie de voir Stevie Wonder massacrer du canard ?

- Pourquoi avoir choisi des canards? Les canards ont-ils un aspect dangereux à vos yeux?
Haha absolument pas. C'est quand je suis tombé sur ce mot, l'anatidaephobie, que j'ai eu l'idée d'écrire le roman. Raconter une histoire d'horreur avec des canards, ça me paraissait être un bon défi.

- Comment auriez-vous réagi si vous aviez été dans le même situation que vos personnages?
Honnêtement j'en ai aucune idée. Vu ma forme physique, j'aurais probablement crevé très vite. 

- Avez-vous un nouveau roman prévu?
Oui, je l'ai attaqué il y a un mois. Mais il est un peu différent. Je l'écris en anglais, pour de la littérature adulte. Le titre c'est "Saloon". L'idée, c'est un huis-clos pas clos. C'est à dire que le lecteur reste dans le même saloon pendant sept jours tandis que les personnages entrent et sortent à volonté. Un roman beaucoup plus axé sur le dialogue, avec pour thèmes la folie, l'obsession, le sexe, le rock'n'roll, l'amour... et une réflexion sur les différentes manières dont on peut raconter une histoire. Promis, vous n'avez jamais rien lu de pareil.

Merci encore à Thomas Carreras d'avoir répondu à mes questions, mais également d'avoir écrit un livre si *****!!!! Pour voir son blog, cliquer ici
A bientôt!!!
Jeanne Lire

samedi 4 avril 2015

April & The Apocalypse: Je participe

Bonjour à tous et à toutes, je reviens aujourd'hui avec un tout petit article, juste pour vous présenter les lectures que je compte lire durant le apocalypse.

Mais qu'est-ce que April & The Apocalypse?

C'est un rendez-vous créé par Justine de la chaine Fairy Neverland, qui consiste à lire des livres en rapport avec l'apocalypse durant le mois d'avril (on peut également voir des films). Le but est bien évidemment de partager à ce sujet, pour cela, voilà les liens de son blog et de sa chaine, où vous pouvez vous inscrire, que vous soyez booktubeur, blogueur ou lecteur.
Pour voir sa chaine: ici
Pour voir son blog: ici

Les livres que j'ai prévu de lire
- Hunger Games le tome 2
- The book of Ivy

Pour le moment c'est tout, mais n'hésitez pas à me donner en commentaires d'autres idées de livres (même si Justine l'a aussi fait dans une de ses vidéos). 
Je vous fais de gros bisous et à très bientôt!
Jeanne Lire

jeudi 2 avril 2015

Love letters to the dead

Auteur: Ava Dellaira
Editeur: Michel Lafon
Collection: -
Nombre de pages: 320 pages
Prix: 16€95
Date de publication: 15 mai 2014

Résumé:
Tout a commencé par une lettre. Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger… À ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.
Mon avis:
J'ai eu beaucoup de mal avec le début de ce livre. Laurel, une jeune adolescente de 15 ans qui a perdu sa soeur quelques mois plus tôt commence à écrire des lettres à des personnalités mortes alors qu'elles étaient encore jeune. Tout le roman tourne autour de la reconstruction de Laurel après la mort de May, sa soeur qui représentait beaucoup (trop?!) pour elle.
Tout d'abord, je vais vous parler de m'aspect épistolaire du roman. durant les 150 premières pages, j'ai trouvé cet aspect mal utilisé. Elle écrit à une multitudes de personnes mais ne changeait pas de style, ne s'adressait pas vraiment à eux. Ce n'est pas un mal en soi, mais je pense que l'auteur aurait plus pu développé les lettres en fonction des caractères des destinataires. Pendant toute cette première partie du livre, Laurel ne fait presque pas référence à la personne à qui elle écrit, les seules fois où elle le fait, c'est pour dire: on a alors écouté ta chanson, vu ton film, étudié ton poème... Ce n'est pas réellement leur propre personnalité. Et puis, beaucoup de lettres sont en partie consacrées à un bref récapitulatif de la vie du destinataire, une sorte de mini biographie, pas toujours très intéressante, étant donné que le parallèle avec la propre vie de Laurel ou son avis, ne sont que peu exploités. Au fur et à mesure du récit, un lien se crée cependant entre Laurel et tous ses morts et l'auteur parvient à ce que Laurel ait réellement une raison d'avoir choisi telle ou telle personne.

Ses lettres, qui sont en réalité, plus une sorte de journal intime, retracent à la fois la vie actuelle de Laurel, mais également celle qu'elle avait avant avec sa soeur.
Ah, sa soeur... Que dire... Je n'ai pas du tout apprécié ce personnage, même s'il n'apparait que de façons fragmentées et à travers le regard de Laurel. Je l'ai trouvé totalement folle et elle m'a un peu effrayée... Je vous laisse lire le livre pour vous apercevoir par vous-même de ce que je veux dire, mais  sachez que le côté magique qu'elle se donne et qu'elle fait croire à sa soeur est assez malsain (enfin, je trouve)! Par exemple, elle a crée un jeu : le Jeu de la mort, qui consiste à s'allonger par terre sur la route avant que des voiture n'arrivent et de rouler sur le côté au dernier moment. Celui qui reste le plus longtemps a gagné. Bref, sa soeur est dans ce genre d'univers, si vous voyez ce que je veux dire.  Elle lui dit, aussi, qu'elle possède des ailles et qu'elle peut voler. Le seul problème c'est que ce mensonge ne cesse de faire culpabiliser Laurel... Pas top pour une grande soeur!! Laurel est en totale admiration pour elle et son amour est limite flippant (et exagéré)..

Ses lettres, même si elles sont en parties consacrées à sa soeur parlent aussi de sa vie actuelle. Sa situation familiale est assez compliquée. Ses parents étant divorcés, elle vit avec son père une semaine sur deux et l'autre partie du temps chez sa tante, Amy, une croyante invertébrée.
Sa mère est partie vivre à l'étranger. Cette relation compliquée qu'elle possède avec sa mère est touchante, je trouve. Laurel se sent coupable de la mort de sa soeur, mais sa mère également (pas pour les mêmes raisons). L'une pense l'avoir tuée (vous comprendrez en lisant le livre), et culpabilise en pensant avoir été une mauvaise mère, et donc ne s'autorise plus vraiment à aimer sa deuxième fille.
Son père, lui, est beaucoup plus présent, mais moins intéressant. Il est triste, et ça sent. Ils s'aident mutuellement et se soutiennent mais plus par devoir.
D'autres personnages du livre sont très importants: Hannah, Natalie, Sky.
Les personnages des deux premières sont géniaux, je trouve. Elles sont meilleures amies, mais peut-être un peu plus. Cette recherche de la sexualité et de l'amour est très juste et m'a fait m'attacher à ces deux filles. elles n'arrivent pas à s'accorder: une sort avec plein de garçons pour ne pas réfléchir et l'autre ne peut cesser de le faire.
Pour finir: Sky. Un garçon que je qualifierais de ''bateau''. Il est très gentil, oui, mais je n'ai pas vraiment cru à leur à ''leur amour''. Cependant, il a une réflection très poussée.

Une bonne lecture, même si elle est un peu longue au démarrage. L'aspect épistolaire serait à approfondir et dé-diaboliser cette soeur serait COOL! Les personnages sont construits et bizarrement, c'est Laurel qui l'est le moins. 

                                             17/20


Mais, en fait, personne d'autre que toi ne peut te sauver. Page 223 

Comme des images

Auteur: Clémentine Beauvais
Editeur: Sarbacane
Collection: Exprim'
Nombre de pages: 204 pages
Prix: 14€90
Date de publication: 5 février 2014

Résumé:
L’histoire commence le jour où Léopoldine a cassé avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Tim a envoyé un mail avec des images de Léo à tout le monde. C’est ici, dans notre prestigieux lycée, que tout va se jouer. Léo a une journée pour assumer ces images, vaincre Tim et garder Aurélien. Moi, comme d’habitude, je l’épaule. Il faut vite régler cette histoire pour pouvoir penser à autre chose, aux maths et à la physique, à l’entrée en première S. Parce qu’on ne plaisante pas avec ces choses-là, par ici.
Je savais que ce ne serait pas une partie de plaisir. Mais je ne pensais pas que cette journée allait se terminer comme ça, à regarder, en plein milieu de la cour, un corps cassé, ensanglanté.

Mon avis:
Comme des images est un roman court dont la taille est parfaite et l'hisoire très bien menée!
Le récit se déroule en une seule et unique journée, ponctuée de flashbacks (plus ou moins récents). La narratrice est la meilleure amie de Léopoldine dont LA vidéo a circulé partout sur le net (et d'abord dans les boites mails des élèves, professeurs et parents d'élèves du fameux lycée Henri-IV). Comme je vous l'ai dit, l'histoire se déroule dans un court laps de temps, donc je ne peux vous en dire plus à ce sujet, au risque de vous gâcher toute la surprise de la découverte.

Dans ces 200 pages, Clémentine Beauvais évoque une multitude de sujets contemporains: internet, l'amitié, l'amour, le sexe, la fraternité, mais également la compétition scolaire qui sévit de plus en plus.
Tout d'abord, elle montre la violence et la lâcheté qui a lieu sur les réseaux sociaux (Facebook, Youtube...). On ose plus et fait ce qu'on ne se permettrait pas de faire en temps normal.
L'amitié entre notre narratrice et Léopoldine est compliquée. Si elles ne s'en rendent pas compte, ceux qui les entourent le leur disent et le remarquent. Léopoldine se servirait d'elle? Elle n'y croit pas!

Au fur et à mesure, on en apprend davantage sur la naissance de cette ''amitié'' et sur comment cette histoire a pu être vécue par les trois filles. Car oui, Yseult, la soeur jumelle de Léopoldine est un brin étrange et cette sorte de trio amical un brin pervers (à mon goût). Le personnage d'Iseult est peu visible, il semble se cacher, mais surtout cacher un lourd secret. A travers ses dessins (elle rêvent de travailler dans l'art), elle s'exprime mais, apparemment, ce genre d'expression n'est pas compris, entendu et perçu à sa juste valeur à Henri-IV.

Durant tout la lecture, on a une sorte de douleur, de poids sur le coeur et sur l'esprit. On en connaît l'issue et les faux-semblants ne nous trompent pas. Mais cette histoire parait si réelle par tout ses aspects qu'elle nous pousse à poursuivre notre lecture à tout prix.
Même lorsque les choses ont l'air d'aller mieux ou tout simplement d'être sans importance, on perçoit la crainte et la difficulté de cette période de la vie (l'adolescence, of course!) ainsi que tout ce qui va avec cette dernière depuis quelques temps (je parle d'internet et de la surexposition).
Un des autres grands points abordés est la scolarité. Pour nos personnages, les notes représentent tant! Elles représentent bien plus que ce qu'elles devraient être et ils semblent jouer leur avenir tout entier au moindre devoir de math ou TP de physique. C'est horrible! Cette combativité et cet acharnement renforcent l'aspect dramatique du livre.

Je vous recommande très vivement ce livre, pour son réalisme et la simplicité avec lequel il arrive à évoquer tant de sujets en si peu de pages et avec tant de talent! L'auteure a elle-même été scolarisée à Henri-IV, c'est dire si elle sait de quoi elle parle!
                       COUP DE COEUR!

dimanche 29 mars 2015

A tous les garçons que j'ai aimés...

Auteur: Jenny Han
Editeur: Panini Books
Collection: Scarlett
Nombre de pages: 480 pages
Prix: 16€
Date de publication: 11 février 2015


Résumé:
Et si les garçons pour lesquels vous aviez eu le béguin découvraient vos sentiments... tous en même temps ? Lara Jean Song conserve ses lettres d’amour dans une boîte à chapeau que sa mère lui a donnée. Ce ne sont pas des lettres qu’elle a reçues, ce sont celles qu’elle a écrites. Une pour chaque garçon qu’elle a aimé. Lorsqu’elle écrit, elle ose ouvrir son cœur et dire toutes les choses que jamais elle n’exprimerait dans la vraie vie, car ses lettres ne sont que pour elle. Jusqu’au jour où Lara découvre que ses lettres secrètes ont toutes été postées… Elle doit soudain faire face à son passé amoureux, la situation devient vite hors de contrôle mais qui sait…? Quelque chose de positif pourrait ressortir de ces lettres, après tout.

Mon avis:
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, qui m'a surprise (en bien!). On suit Lara Jean Song qui a 16 ans et qui vit avec ses deux soeurs (Margot et Kitty) et son père (sa mère est morte alors qu'elle était toute petite). Au début de l'histoire, Margot part faire ses études en Ecosse, laissant derrière elle sa famille, pour laquelle elle était devenue une sorte de mère et son petit copain: Josh.
Depuis son premier amour, Lara Jean écrit une lettre à tous les garçons qu'elle aime (cinq en tout à 16 ans), afin de les oublier en se révélant leurs défauts. Ensuite, à chaque fois, elle met la lettre dans sa boîte à chapeau (offerte par sa mère). Cependant, un jour, elle découvre que ces lettres ont été envoyées aux garçons et que tous les ont lues. Je ne vous raconterai pas la suite de l'histoire, je vous laisse lire le livre pour la connaitre.
Le personnage principal est bien évidemment Lara Jean que j'ai beaucoup appréciée. J'ai lu lorsque j'étais plus jeune (oui je suis très vieille) de nombreuses histoires se déroulant dans des lycées avec des histoires d'amour compliquées (et j'en ai un peu assez). Ici, cependant, même si l'histoire reste similaire, une multitude de petits détails la rend plus originale et intéressante.

Je reviens à l'héroïne, elle n'est pas chanceuse en amour (timide surtout) et plutôt solitaire. Sa famille passe avant tout et rien ne lui fait plus plaisir que ses petites habitudes bien ancrées. Alors, imaginez-vous le choc lors du départ de sa soeur: tout son petit monde se retrouve bouleversé. On la voit renaître et réellement s'épanouir ensuite tout au long du roman.
A part Lara Jean, le personnage de Kitty est aussi très bien élaboré. Cette petite fille de 9 ans est pleine de caractère. Elle sait ce qu'elle veut. Par exemple, tout au long de l'histoire elle réclame un chien. Dès qu'elle peut et à la moindre occasion, elle remet le sujet du chien sur le tapis... J'ai vraiment accroché avec Kitty, attachante et très marrante.

D'autres personnages m'ont beaucoup plu, mais je ne pourrai vous en parler de crainte de trop vous en révéler.
Le livre aborde l'amour: Qui on aime vraiment et pourquoi (aime-t-elle Josh parce qu'il est avec sa soeur ou ne peut-elle pas l'aimer parce qu'il est avec sa soeur?), mais ce n'est pas ce que je retiendrais de l'histoire.
Avec du recul, le thème de la fraternité (et de la place dans une fratrie) est néanmoins important et prend de l'ampleur tout au long du livre. Margot est devenue la mère de famille. Elle est parfaite, agit comme telle, a une relation qui convient à tous les membres de la famille, c'est un modèle pour Lara Jean. Lorsqu'elle part à l'étranger, même si toute leur organisation en est chamboulée, c'est surtout notre héroïne qui se retrouve confrontée à elle-même et à ses responsabilités. Sa soeur lui manque
(un peu moins son autorité), elle essaie de rester en contact avec elle, mais découvre peu à peu qu'elle n'est peut-être pas partie pour rien...

La lecture est très fluide et je n'arrivais pas à m'arrêter, le livre était scotché à ma main!
Pour finir, je parlerai bien sûr de la couverture, que je trouve TRES jolie!!

Malgré son aspect superficiel, le livre est néanmoins plus profond et rempli de personnages attachants!

                                         18,5/20

samedi 28 mars 2015

L'attrape-coeurs

Auteur: J.D.Salinger
Editeur: Pocket
Collection: -
Nombre de pages: 253 pages
Prix: 5€30
Date de publication: 22 mai 2002


Résumé:
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu. 

Mon avis:
Je remercie avant tout Karen de m'avoir offert ce livre et de m'avoir permis de découvrir un style d'écriture, un univers et un personnage hors du commun.
L'histoire se déroule en un court laps de temps. Au début, Holden (notre personnage principal) est renvoyé de son école ( qui est aussi son internat). On va le suivre pendant les quelques jours où il va errer avant de pouvoir rentrer chez lui pour les vacances de Noël.
A propos de la trame du récit et des péripéties, je vous laisse découvrir par vous-même. Sachez que le livre est ponctué de retours en arrière, de souvenirs avec des personnes qu'il rencontre, mais le plus présent c'est sa réflexion personnelle sur la vie, ses relations, nourries de beaucoup de plaintes.
Il est ce qu'on appelle un antihéros. C'est le genre d'individu que l'on n'apprécie pas vraiment, mais qui peut par moment nous faire de la peine, nous toucher. Ses relations avec les autres sont extrêmement conflictuelles, il ne peut s'empêcher de critiquer ceux qu'il rencontre.

Généralement, lorsqu'on fait la rencontre d'un nouveau personnage, que ce soit un de ses camarades de classe, une ancienne amie, un professeur, ou même quelqu'un qu'il ne connait pas, on a droit à une description dans laquelle les compliments sont très rares. Mais il ne critique pas que les personnes, ce serait trop simple, il porte un jugement (assez sévère) sur la société en général, sur les us et coutumes des gens.

On pourrait le qualifier d' ''asocial'' voire même de ''misanthrope''. En tout cas, c'est l'idée que j'ai eu de lui pendant une bonne partie du roman. Seulement, à partir d'un moment, je n'ai plus vu en lui ce côté ''détesteur de gens'' mais plutôt quelqu'un ayant du mal avec les relations humaines. Si, croyez-moi, c'est très différent!! Comme je le pense pour tous les asociaux, s'il y a un problème avec les autres personnes, c'est qu'il y a un problème avec soi-même avant tout. Qu'il s'agisse d'un manque de confiance en soi ou bien de se croire supérieur. On peut penser au départ, que pour lui il s'agit de la deuxième solution, mais finalement, la première semble bien plus vraie. Je ne m'étendrai pas sur le sujet de sa personnalité et je vous laisse la découvrir durant votre lecture.

La dernière chose que je voulais dire (ou plutôt écrire) est que Holden a un problème avec les personnes en général ( bon ça vous le savez déjà) sauf avec sa petite soeur... Il semble lui vouer un culte fou, l'aimer du plus profond de son coeur, ainsi que la défendre envers et contre tout.
J'ai eu l'impression qu'elle était le lien qui l'unissait à sa famille. Comme s'il était trop fier pour leur avouer son amour et qu'il avait besoin de l'exprimer à travers quelqu'un...
L'autre personne avec qui il semble avoir cette relation est son frère. Mais il est mort...

Une très belle découverte, je ne pensais absolument pas lire un livre de ce genre, mais c'est une vraie bonne surprise!! Le personnage d'Holden n'est pas des plus attachants, mais est apprécié (à sa manière).

                                            19/20

jeudi 26 mars 2015

Les stagiaires

Auteur: Samantha Bailly
Editeur: Milady
Collection: Romance
Nombre de pages: 350 pages
Prix: 18€20
Date de publication: 20 mars 2014


Résumé:
Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d'horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l'édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l'industrie créative.
Une réalité s'impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d'élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.
Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne.
Etudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu'on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. à leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro...
Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s'entremêlent.
Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?


Mon avis:
J'ai découvert ce livre grâce à Margaud du blog Margaudliseuse, et je l'en remercie fortement. Les stagiaires est bien plus qu'un simple roman  contemporain. Il est ancré dans la réalité, dans notre réalité. Le récit est partagé entre Arthur et Ophélie, deux jeunes totalement différents, mais qui se retrouvent tous deux stagiaires chez Pyxis (entreprise de jeux vidéo et de mangas). Elle, vient de Rennes où elle vivait avec son petit copain se débrouillant financièrement et s'étant toujours battue pour réussir ses études. Lui, vit avec ses parents dans un bel appart' d'un quartier chic de Paris. Il est avec Juliette qui vient des mêmes horizons que lui et qui représente pour ses parents la fiancée idéale. Cependant, il ne peut s'empêcher de la tromper sans cesse.
Ophélie et Arthur se retrouvent donc, avec d'autres stagiaires,  à travailler à Paris chez Pyxis. Ils gagnent une misère et ne sont même pas certains de rester plus de 6 mois. De plus, leurs supérieurs ne sont pas tous toujours tendres à leur égard. On va donc suivre ces 6 stagiaires, remplis de rêves et d'espoirs, qui vont au fur et à mesure se rendre compte de la difficulté de la vie en entreprise. Heureusement, des liens entre eux vont se créer et leurs vies respectives vont, pour la durée de leur stage, se rencontrer. Bien évidemment, on va y trouver de l'amour et de l'amitié (et tant mieux car c'est la vie), mais aussi les relations compliquées avec les parents (et tant pis, mais c'est la vie). Ophélie doit se débrouiller toute seule car ses parents refusent de l'aider et Arthur se dispute avec ses parents qui ont une idée d'avenir pour leur fils bien différente de ce dernier.
Le récit change de narrateur à chaque chapitre : Ophélie et Arthur en alternance.
L'histoire est également ponctuée d'illustrations, ou plutôt d'extraits de messages: SMS, chat, Facebook...
J'ai trouvé que Samantha Bailly avait intégré tous ces aspects des nouvelles technologies avec brio, sans que ces parenthèses ne semblent de trop ou juste là pour décorer. En parlant de l'auteure, elle a une plume très douce et agréable à lire. La lecture est fluide, et m'a donné l'impression que chaque mot, chaque expression ou terme employé était exactement celui qui convenait.
Bravo à elle et je compte lire très rapidement d'autres de ses oeuvres (Ce qui nous lie par exemple, clin d'oeil à Margaud!).

Très bon roman en résumé. Contemporain, mais sans exagération, ni dénigrement des jeunes d'aujourd'hui. Les personnages sont à l'image des humains que l'on trouve dans la rue: avec des qualités et des défaut. La plume de Samantha Bailly est ravissante et toujours très agréable! 

                                          19/20

mardi 24 mars 2015

Eleanor & Park

Couverture Eleanor & ParkAuteur: Rainbow Rowell
Editeur: Pocket Jeunesse
Collection: Grand Format
Nombre de pages: 378 pages
Prix: 16€90
Date de publication: 5 juin 2014


Résumé:

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l'habitude de s'asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l'ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

Mon avis:

Quand j'ai commencé ma lecture, je partais avec beaucoup ''de pression''. L'engouement autour de ce livre était tel que j'avais peur d'être déçue ou d'avoir trop d'attentes... Mais finalement, ce livre m'a entièrement conquise.

C'est étonnant, quand j'ai essayé de réfléchir à ce que j'allais vous dire dans cette chronique, je craignais de ne pas trouver les mots justes, de ne pas savoir expliquer correctement ce que j'ai ressenti, ni les émotions par lesquelles je suis passée.
Je vais tout de même essayer d'écrire un semblant d'avis, mais une chose est sûre: LISEZ-LE!!
L'histoire est telle que vous pouvez la lire dans le résumé ci-dessus. La romance avance étape par étape et c'est cela que j'ai trouvé différent des histoires d'amour habituelles. Ils passent de l'amour à la haine, à travers des sentiments qui se succèdent comme des montagnes russes (vous voyez ce que je veux dire, non?!).
Tout pour moi dans ce livre suit une ligne de conduite presque irréprochable... Certaines choses m'ont perturbée, voire même énervée. J'ai trouvé les dialogues parfois plats. Ils ont beau parler de musique, de bande-dessinée, rien ne circule, on a l'impression que l'auteur a fait du remplissage .
Concernant la fin, j'avoue n'avoir rien compris... Je ne saurais dire s'il s'agit d'une fin heureuse ou non, en tout cas, ouverte, ça oui!

Il m'est très difficile de vous parler de ce livre, mais je vous recommande fortement cette romance à la Roméo et Juliette, où finalement, ce ne sont pas leurs familles respectives qui les empêchent de vivre pleinement leur amour, mais leurs conditions de vie et le regard des autres (ah la la, le regard des autres au lycée!!!). 

                                             17/20

dimanche 22 mars 2015

Charley Davidson: Première tombe sur la droite

Auteur: Darynda Jones
Editeur: Milady
Collection: Bit-Lit Poche
Nombre de pages: 432 pages
Prix: 8€20
Date de publication: 13 juillet 2012

Résumé:
Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C’est moi.

Mon nom c’est Charley et je suis la Faucheuse.
Les morts, je connais : j’en vois depuis que je suis née. Des fois, je les aide à faire des trucs du genre laisser un mot à leurs proches ou traquer leur assassin… Ça tombe bien parce que je suis aussi détective privée ! Pratique, non ? Ce qui l’est moins, c’est que les gens autour de moi ont du mal à y croire. Comme Swopes, l’agent avec qui je bosse : je voudrais qu’il me lâche un peu la grappe.
Cela dit, je pourrais le gérer si je n’avais pas d’autres chats à fouetter… comme ce bel inconnu qui vient me rendre visite toutes les nuits dans des rêves torrides et dont j’aimerais bien découvrir l’identité…

Mon avis:
Je remercie Margaud de m'avoir fait connaître ce livre! Après en avoir entendu parler, aussi bien sur son blog que sur sa chaîne, je n'ai eu qu'une envie: découvrir ce personnage aussi atypique qu'attachant.  Et j'ai eu raison!
L'histoire est assez spéciale, et m'a d'ailleurs fait penser à la série Ghost Wishperer (pour ceux qui connaissent). 
Charley est une jeune trentenaire, détective, qui travaille avec son oncle. Jusque là, l'histoire n'a rien d'exceptionnel, on est d'accord... Si je vous dis que cette même Charley possède un don: celui de parler aux morts et de leur permettre d'accéder ''au paradis'' en passant à travers elle, l'histoire est bien moins ordinaire, vous me l'accordez!
Elle vit au Nouveau-Mexique, plus précisément à Albuquerque, célibataire, mais avec une meilleure amie au top: Cookie. J'ai littéralement adoré ce personnage. La description qu'on en fait au début du livre, ne lui rend pas justice, je trouve. On dit d'elle que même avec de la caféïne dans le sang elle reste moins éveillée qu'une tortue (ou quelque chose comme ça). C'est assez drôle, mais finalement elle rend service à Charley à de multiples reprises... 
Notre héroïne a perdu sa mère lorsqu'elle est née. Elle a donc été éduquée par son père (homme très sympathique je trouve) et son affreuse belle-mère qui la prend sans cesse de haut et dénigre tout ce qu'elle fait (le personnage à détester par excellence). Sa soeur n'est pas très présente, à part dans des flashback, mais ce n'est pas un manque à mon avis. 
Bref, reprenons le fil du récit. On apprend au début du livre que trois avocats ont été retrouvés morts et qu'ils sont tous en lien avec une certaine histoire de disparition. Je ne vous parlerai pas de l'enquête en elle-même, tout d'abord parce que ce n'est qu'un versant du livre, et en plus, j'avoue ne pas avoir tout compris... 
Ce que j'ai bien aimé dans l'histoire, c'est avant tout le personnage de Charley qui est non-seulement très fouillé mais qui possède aussi des traits de caractère très forts. Elle n'est pas mariée mais est folle amoureuse d'un homme, qui la hante dans ses rêves. Elle est féministe et si son collègue Garret la charie sur quoi que soit, elle réplique au quart de tour. 
Arrêtons-nous un instant sur ce personnage. En dehors de sa personnalité, il nous est très utile pour comprendre mieux l'histoire. Grâce à ses questions à Charley voulant en savoir plus sur ce qu'elle est vraiment (une Faucheuse), on apprend de multiples informations qui nous permettent de suivre correctement le récit. 
 D'autres personnages hauts en couleur, interviennent, tel que celui qui écrit sur les murs le nom des défunts.
Bref, ce fut une très bonne lecture avec une héroïne GENIALE!!! J'aimerais tant la connaître en vrai, même si elle doit être légèrement flippante...

C'est bien évidemment un tome 1 que je vous recommande, totalement délirant, avec ce qu'il faut de fantastique mais aussi de romance et d'humour!!

                                             18/20

samedi 7 mars 2015

Vers le bleu

Auteur: Sabrina Bensalah
Editeur: Sarbacane
Collection: Exprim'
Nombre de pages: 188 pages
Prix: 15€50
Date de publication: 1 octobre 2014

Résumé:
Coincée dans une caravane entre une mère irresponsable et une petite sœur farfelue, Nel, 18 ans, voudrait fuir sa vie trop étroite. Partir loin, juste après l'élection de la Mini-Miss Camping à laquelle Noush rêve de participer...
Mais rien ne se passera comme prévu, dans la vie "cabossée bizarre" de Nel et Noush.
Et tant mieux, au fond: sinon, comment pourraient-elles espérer aller un jour vers le Bleu?


Mon avis:
Que dire sur ce livre à part que c'est une petite pépite!
J'aimerais que tout le monde se rue pour le lire et découvre la dure mais belle vérité qui se cache dans ce livre, comme j'ai pu moi-même le faire. Pour cela, je sais que je vais devoir vous convaincre. 
L'histoire: vous l'avez juste au-dessus (Résumé) donc je ne vais pas vous la rappeler. La relation entre ces deux soeurs, mais aussi avec la mère est très juste et aboutie. Cette mère, que Nel d'ailleurs, appelle "la Mère" n'en est pas vraiment une; ou du moins elle n'agit pas comme il faudrait et comme ses filles voudraient. C'est à Nel, a seulement 18 ans, de remplir ce rôle.  La responsabilité de sa soeur c'est elle qui la porte.
 Noush, la plus petite, m'a émue aux larmes. Elle est pleine de vie mais semble tellement blessée. Elle est encore si petite et se sent déjà abandonnée, se sent de trop dans cette drôle de famille. Dans une des premières scène, elle se rue sur une petite fille dont la vie de famille lui semble ordinaire, sa jalousie envers cette enfant qui a l'air plutôt normale, montre sa souffrance et sa douleur. La relation entre les deux soeurs est d'amour-haine. Nel sait que sa soeur n'a qu'elle, mais aimerait aussi vivre sa vie. Elle est partagée et on va voir tout au long du livre ses deux tentations se remplacer l'une-l'autre. 

Je vous recommande vraiment de lire de livre, que l'on peut croire jeunesse, mais qui je suis sûre fera réfléchir et émouvra tous les autres!

                       COUP DE COEUR!
Mon coeur est déchiré. Il coule le long de mes joues. Page 39

jeudi 26 février 2015

Cinder

Auteur: Marissa Meyer
Editeur: PKJ.
Collection:
Nombre de pages: 412 pages
Prix: 17€90
Date de publication: 7 mars 2013

Résumé:
Les humains et les androids se pressent dans les rues bruyantes de la Nouvelle-Pékin. Une peste mortelle ravage la population. Depuis la lune, un peuple sans pitié observe la situation, en attendant de passer à l’attaque… Personne ne sait que le sort de la Terre ne dépend que d’une seule fille… Cinder est un cyborg, une mécanicienne très douée. Citoyenne de seconde classe, elle a un passé mystérieux, et vit avec ses désagréables belle-mère et belles-sœurs. Sa rencontre avec le prince Kai va la précipiter au cœur d’une lutte intergalactique. Partagée entre le devoir et la liberté, la loyauté et la trahison, elle doit découvrir les secrets de son passé, afin de protéger l’avenir de son monde.

Mon avis:

Lorsque j'ai commencé ce livre, je ne savais absolument pas à quoi m'attendre. Je n'avais pas lu le résumé, et le seul renseignement que j'avais à son sujet était que c'est une réécriture de Cendrillon.
Il est vrai que je ne suis pas une adepte des réécritures de contes, la seule que j'avais lue était Poison de(chronique). Celle-là est sûrement bien moins fidèle, mais beaucoup plus intéressante et innovante.

L'univers crée n'est pas révolutionnaire, on met du temps à y voir de réelles différences avec le monde. On est dans un monde futuriste, avec des créatures plausibles.
Cinder n'est pas une jeune adolescente ordinaire, elle est humaine mais à 36,28% cyborg. Sans vous en dévoiler trop, elle est devenue comme cela (elle n'est pas née cyborg) pour échapper à la mort, vous en découvrirez la raison en lisant le livre...

 Elle possède des sortes de pouvoirs, dont un m'a particulièrement plu: une lumière orange s'allume dans sa tête lorsque son interlocuteur lui ment (c'est très pratique je trouve, et lui permet de comprendre de nombreuses choses). Il est vrai que j'aimerais posséder ce don, mais le reste de sa condition de cyborg n'est pas aussi attractif. Elle ne vit plus qu'avec sa belle-mère (qui est plutôt sa tutrice), ses deux soeurs: Pearl (que j'ai eu envie de gifler à de très nombreuses reprises et qui est le parfait reflet de l'odieuse demi-soeur de Cendrillon) et Peony (qui elle est adorable, pleine de bons sentiments et très attachée à Cinder). Elle vit aussi avec Iko un androïde qui est surtout son amie. Adri, la femme de l'homme qui l'a élevée, est odieuse avec elle et la considère comme son esclave parce qu'elle la répugne.

Dès le début du livre elle fait la rencontre du prince de New Beiing (sûrement un Etat de ce qu'il reste d'Asie), Kay. Cinder étant mécanicienne, il lui demande ses services pour réparer son androïde personnel, cela signe le début d'une amitié (et peut-être même d'une idylle...).

Mais tout n'est pas rose dans ce monde futuriste. Alors que la Quatrième Guerre Mondiale s'est achevée 126 ans auparavant, une nouvelle menace plane. Celle des Lunaires. Une espèce vivant sur la Lune semble les dominer et ne cherche qu'à les diriger. Pour cela tous les coups sont permis, comme forcer le mariage entre Kay et l'horrible reine Levana. Les Lunaires ont une particularité: ils sont sans cesse cachés, on ne peut distinguer leur visage sous les tissus qui les couvrent.

Comme si ça ne suffisait pas, une terrible épidémie sévit: la létumose. Elle touche toute la population et également la famille royale. Le roi est atteint et risque de ne pas en sortir vivant...

L'écriture est très fluide et l'argumentation très riche. Cinder raconte ses mésaventures avec poigne et fait une narration très vivante.

Je vous conseille cette réécriture de Cendrillon. Marissa Meyer a su revisiter entièrement le conte original tout en conservant des éléments clés intemporels. Je pense que ce tome signe le début d'une série de livres tout aussi passionnante.

                                           18/20

samedi 7 février 2015

Hunger Games , tome 1



Auteur: Suzanne Collins
Editeur: Pocket Jeunesse
Collection: -
Nombre de pages: 382 pages
Prix: 18€15
Date de publication: 1 janvier 2009

La saga: C'est une trilogie ayant été adaptée au cinéma.

Résumé:
Les Jeux de la Faim ; 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ?
Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l'épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an.
Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé...
Les alliances se font et se défont et Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l'antenne. Calcul? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim...

Mon avis:
C'est vrai, je vous l'accorde, j'ai lu ce livre bien après la vague d'enthousiasme générale qui s'est levée lors de la sortie au cinéma du premier tome (en 2012). Je suis allée le voir au cinéma dès sa sortie et je me souviens avoir plutôt apprécié le film (ça n'avait pas non plus était un coup de cœur). C'est seulement après la publication de mon Top Ten des livres que je n'ai pas lus (dont il faisait partie) et des nombreux commentaires me conseillant fortement de le lire, que j'ai décidé de m'y mettre. Je l'ai donc commandé à Noël, et enfin, il y a quelques jours, je me suis lancée dans cette lecture.
Ayant vu le film, même si je ne me souvenais pas de tous les détails (et heureusement) , je n'ai eu, à mon grand regret, que peu de surprises...

Bon, passons au livre en lui-même maintenant. Comme vous le savez certainement, Katniss et Peeta (deux jeunes du district Douze) participent aux Hunger Games. Ce sont ''des jeux'' organisés par le Capitole (sorte de ville siège du pouvoir) afin de montrer à toute la population qu'elle dépend de lui. Le principe de ces jeux est simple, sont tirés au sort deux jeunes (entre 12 et 18 ans) de chaque district (24 adolescents au total), qui se retrouvent dans ''l'arène'' où le but est de tuer les 23 autres combattants pour être l'unique survivant et ainsi l'ultime vainqueur.

Au début, on suit pendant quelques dizaines de pages, Katniss, Plim (sa soeur) et leur mère dans leur vie quotidienne. Elles sont pauvres et pour subvenir à leurs besoins, Katniss est obligée de chasser à longueur de journée (même si cette activité est formellement interdite). Son compagnon de chasse, et meilleur ami, est Gale. Leur relation est un peu confuse et on aurait tendance à penser qu'elle pourrait facilement évoluer vers des sentiments amoureux.
Puis vient le moment où elle doit rejoindre les jeux. Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire, mais il était important de bien planter le décor et l'intrigue pour une plus grande compréhension de votre part (enfin, j'espère...).
Elle n'est pas la seule à être choisie, Peeta est l'autre jeune du district sélectionné. C'est là qu'on arrive au premier pont positif de ce roman. On va suivre leur avancée dans les jeux, en même temps que leur possible histoire d'amour... Malgré ce qu'elle peut ressentir pour Gale (ndlr: Celui avec qui elle chassait), les stratégies vont mener Katniss, Peeta et Gae dans une sorte de triangle amoureux.
Il faut savoir que j'ai beaucoup de mal avec les triangles amoureux, qui sont, la plupart du temps, semblables et insupportables (mais fais un effort et choisis!!). Celui là est particulier par plusieurs aspects. Tout d'abord Gale est absent dès le moment où les deux autres partent pour les Jeux. Ensuite, on se sait pas vraiment si les sentiments éprouvés réciproquement par Katniss et Peeta sont sincères ou si cette histoire d'amour leur permettrait juste d'arriver le plus loin possible dans la bataille.
Leur relation peut également sembler impossible... Ce n'est pas forcément facile de construire quoi que ce soit sachant que l'un des deux va devoir mourir d'ici quelques semaines, et peut-être tué par l'autre.

C'est un autre aspect du livre que j'ai trouvé intéressant, Katniss (c'est une narration interne, avec je) nous raconte son aventure au présent, tout en sachant qu'elle n'a qu'une chance sur 24 (c'est précis) de survivre. Comment est-ce qu'on agit? Comment est-ce qu'on vit ses peut-être derniers jours? Que dit-on à sa famille: Adieu? Ou garde-t-on de l'espoir?

Je diviserai le livre en trois parties: la première, courte, où on découvre la vie quotidienne de Katniss dans son district; la seconde, où on suit Peeta et elle, lors de leur préparation pour les Hunger Games; et enfin une troisième où ils sont dans l'arène et se battent avec leurs adversaires.
Il est vrai que la troisième m'a légèrement ennuyée, n'étant pas fan des livres d'action en général. Il se passe peu de choses cependant, mais le but reste de survivre. Mon ennui vient sûrement aussi du manque de surprise parce que j'avais vu le film (erreur à ne plus commettre!).

Je rajouterai trois éléments à ma critique. J'ai apprécié le fait que l'on apprenne au fur à mesure de l'histoire les règles du Jeu ainsi que celle du fonctionnement des différents districts. Katniss a vu, les années d'avant les Hunger Games à la télévision. On retrouve dans son récit, à la fois des souvenirs et anecdotes des joueurs précédents. Parfois, elle imagine ce qui se passe chez elle, dans sa maison et dans sa ville pendant qu'on l'observe sur l'écran géant.

Je finirai ma chronique en disant que même si une partie de l'histoire m'a quelque peu assoupie, je lirai avec plaisir la suite de la trilogie, pour rencontrer à nouveau la plume de l'auteur (que j'ai appréciée) mais aussi pour connaitre la suite des aventures de Katniss (je pense qu'elles me plairont plus, mais je ne peux pas vous dire pourquoi: je ne veux pas vous spoiler!).

Donc ce fut une belle lecture, mélangeant avec finesse de l'aventure, un monde imaginaire et une histoire d'amour impossible. Rajoutez à tout cela une héroïne avec un tempérament de feu ainsi que quelques personnages excentriques et vous aurez un très beau livre (que je vous conseille).

                                              16/20

mercredi 4 février 2015

Bienvenue à Big Stone Gap

Auteur: Adriana Trigiani
Editeur: Charleston
Collection: Grands Romans
Nombre de pages: 315 pages
Prix: 22€50
Date de publication: 9 février 2015

Résumé:
1978, Big Stone Gap (Virginie). Le jour où Ave Maria découvre qu'elle n'est pas vraiment celle qu'elle croyait être, sa vie prend un tournant inattendu. Cette jolie célibataire, autoproclamée vieille fille de la ville du haut de ses presque trente-six ans, voit s'écrouler ses défenses soigneusement construites durant toutes ces années. Pourtant, entre son travail à la pharmacie et son cercle d’amis, dont le timide Jack MacChesnay et l’irrésistible Theodore Tipton, sa vie dans ce petit village niché au coeur des Montagnes Bleues était déjà bien assez trépidante ! Héritage, demandes en mariage et révélations se succèdent pour bouleverser sa vision du monde et la place qu'elle y occupe.

Mon avis:

Avant toutes choses, je tenais à remercier les éditions Charleston pour cet envoi. Merci pour leur confiance et leur gentillesse!
Après en avoir longtemps entendu parler sur le blog et la chaine de Marine (Tartineauxpommes), ce livre m'intriguait beaucoup et dès sa réception, je me suis dépêchée d'achever ma lecture précédente pour commencer celle-ci!

C'est un livre que je qualifierais de vivant. Il n'y a pas qu'une intrigue. On suit pendant un an Ave Maria, une trentenaire célibataire qui vient de perdre sa mère avec laquelle elle vivait. Un mois, environ après sa mort, elle découvre une lettre où sa mère lui révèle un secret qui va bouleverser sa vie... 
  Ave Maria doit tout d'abord parvenir à faire son deuil, mais également accepter cette révélation et aller de l'avant. 
Le livre aborde un nombre important de thèmes: l'amitié, l'amour, la famille, la religion, la mort... Bref, il est comme la vie même.
Elle est pharmacienne et dévouée à son travail. Pour essayer de donner un coup de jeunesse à son commerce elle engage une jeune fille, Pearl, qui va devenir une sorte de disciple. Cette relation est émouvante, l'amour qu'Ave Maria ne donne ni à sa famille (père et mère décédés) ni à un mari, elle le donne à cette jeune fille, ainsi qu'à son amie Iva Lou et son meilleur ami: Théodore. La présence de Jack MacChesnay va également compliquer les choses: pas facile de toujours comprendre ses sentiments, de les assumer et d'agir en conséquences...
 Elle vit dans les années 70 en Virginie. J'ai trouvé que la vie des habitants de cette petite ville, diffère beaucoup de la vie actuelle. Je ne sais pas si c'est l'époque, le lieu ou les deux, mais parfois l'univers qui régnait m'était inconnu. Il y a aussi ''l'esprit village'' qui est présent et qui empêche Ave de faire certaines choses (peur du regard, des rumeurs...). 
La mine, dans laquelle travaillent de nombreux hommes, est aussi au coeur de l'histoire. Ce mode de travail, étrange et risqué met en valeur un aspect dangereux de leur vie. 
La présence de Liz Taylor dans l'histoire rajoute du piquant à l'histoire nourrie de citations cinéphiles. L'apparition magique de la star, l'organisation de sa venue, sont des événements considérables pour la communauté villageoise. Mais sa mésaventure va les perturber grandement... 
Le récit est composé de flashbacks, où Ave se souvient du temps où sa mère était vivante (principalement) mais aussi de quand elle était plus jeune et de ses relations avec Jack et Théodore. 
La relation père-fille est omniprésente (et difficile), mais aussi tous les liens de filiation qui sont tous très compliqués. Les personnages entretiennent un rapport étrange avec leur famille, souvent parce qu'ils sont célibataires et vivent encore avec leur parent. 
La religion est aussi un thème important. Abordé succinctement, il aide cependant Ave dans ses choix. 
Si je devais formuler un regret, je dirais que le point négatif est peut-être le manque de liens entre les événements et parfois le peu d'influence qu'ils ont sur la vie d'Ave... Elle a une vie ''simple'' et bien remplie: son métier de secouriste la pousse à agir dans de nombreuses situations difficiles, qui je trouve, n'influent pas assez sur sa vie personnelle. Mais bon, je chipote!

Je vous recommande vivement ce livre, j'ai eu pour ma part un peu de mal avec les 80 premières pages , mais une fois rentrée dans l'histoire et dans la vie d'Ave on ne peut plus en sortir! Foncez l'acheter dès sa sortie: lundi 9 février!
                
                                           18/20
Enfin, il avait deux lèvres mais sa bouche était comme un trait de crayon gris. C'est un signe de cruauté. quand vous regardez les informations à la télé, regardez la bouche des présentateurs. je suis prête à parier qu'ils n'ont pas de lèvre supérieure. On n'entre pas à la télé parce qu'on est gentil.  page 13
Pearl se redresse et file en coulisses où elle a des choses à faire. Avoir des choses à faire, c'est le petit secret de celles qui ne sont pas jolies. Quelque chose à faire est toujours mieux que quelque chose à regarder. page 45



mardi 3 février 2015

L'océan au bout du chemin

Couverture de L'océan au bout du cheminAuteur: Neil Gaiman
Editeur: Au diable Vauvert
Collection: -
Nombre de pages: 320 pages

Prix: 18€
Date de publication: 23 octobre 2014

Résumé:
"Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent."
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l'année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L'obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan...

Mon avis:
Je sens que cette chronique va être très difficile à écrire... Ce livre fait partie de ceux pour lesquels le coup de coeur est si intense et la lecture si exaltante, que mettre des mots sur notre avis, notre ressenti et surtout ce qu'on veut en partager, est extrêmement compliqué. Je vais ''survoler'' l'histoire en elle-même car son étrangeté et sa rareté méritent amplement d'être découvertes durant la lecture.

On suit au début, le protagoniste qui revient dans son village d'enfance pour l'enterrement de sa mère. Il en profite pour retourner dans la maison dans laquelle il habitait. Une fois sur place, les souvenirs de l'insolite année de ses sept ans lui reviennent en mémoire. C'est alors que commence un récit au coeur du fantastique mais rempli de vie, de sentiments et de vérités.
Ce livre se compose d'éléments si étranges qu'on a du mal à les comprendre parfois. Le premier dont je vous parlerai est l'absence de nom du narrateur. Cet homme de 40 ans qui nous narre un épisode de son enfance, n'a pas de nom (enfin, il ne nous le communique pas). Lorsqu'on l'appelle c'est par des "mon garçon", "mon  fils"... On ne s'en rend pas compte immédiatement, mais au fur et à mesure de la lecture, lorsqu'on essaie de se souvenir de son nom, on remarque qu'on ne le sait pas.
Reprenons le fil de l'histoire! L'année de ses sept ans, donc, alors qu'il vit avec ses parents et sa petite soeur dans une grande maison, sa famille rencontre des problèmes financiers et se voit obligée de louer une des chambres. Cette chambre, c'est celle de notre héros. Cette chambre constitue également un élément dont je voulais vous parler. Il y a un lavabo jaune, que ses parents avaient construit pour lui, adapté à sa taille. Sans cesse, il reparle de ce lavabo, qui représente sans doute la perte de son autonomie et de son identité (il doit désormais partager sa chambre avec sa soeur, peut-être se sent-il moins unique?). Un des locataires successifs de cette chambre est "un prospecteur d'opales", ce même homme est retrouvé mort quelques semaines plus tard sur la banquette arrière de la voiture familiale.
C'est à partir de là que l'histoire prend un tournant très particulier.
Le narrateur fait la rencontre de Lettie, une voisine âgée de quelques années de plus que lui. Elle vit avec deux vieilles femmes et soutient que la mare qui se trouve au bout du chemin est un océan.
Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire à proprement parler, la découverte ne peut qu'en être meilleure.
A plusieurs reprises, le narrateur coupe son récit pour donner son point de vue actuel sur la situation passée, sur ce qu'il aurait fait, ou sur ce qu'il a désormais compris. Certains aspects comme celui-là peuvent faire passer le roman pour une autobiographie. 
Pendant ma lecture, j'ai à certains moments eu l'impression d'être dans un rêve. La construction du récit et l'enchaînement des idées m'ont fait penser à la structure d'un rêve. Dans un livre ordinaire, on suit une route, on contourne des obstacles, mais on reste sur le chemin. Dans ce livre, on ne cesse de sortir de la route... Chaque idée est exploitée et est reliée à quelque chose de plus profond.
C'est un livre ancré dans le fantastique, mais certains aspects peuvent nous amener à nous demander si tout cela n'est pas finalement le fruit de l'imagination et de la naïveté d'un enfant de sept ans.

Je vous recommande plus que tout ce livre. Si vous êtes capables de lire sans chercher à comprendre si ce que l'on vous raconte est vrai ou pas (pour le narrateur ça l'est donc quoi de plus important?) et si vos rêves et votre enfance ne vous effraient pas trop... alors courrez le lire!!!
-On ne fait pas de sortilèges" a-t-elle répondu. Elle a paru un peu déçue de l'avouer. "Parfois, on suit des recettes. Mais pas de sortilèges ou d'enchantements. Mémé désapprouve tout ça. Elle trouve que c'est vulgaire.   Page 203
''Elle est neuve, a-t-elle fini par dire. Y a marqué 1912 dessus, mais elle existait pas hier. (...)
"Comment vous savez?
-Bonne question, mon chou. Surtout par la dégradation des électrons. Faut regarder les objets de près pour bien voir les électrons. C'est les tout petits trucs qui ont l'air de sourires minuscules. Les neutrons, c'est les gris qui ressemblent à des grimaces. Les électrons, ils souriaient tous un peu trop pour 1912(...).  Page 63
inconnu.png                      

dimanche 1 février 2015

Bilan du mois de janvier 2015

Bonjour à tous et à toutes! On se retrouve aujourd'hui, en ce premier jour de février avec le bilan du mois passé. Ca a été un mois rempli de bonnes lectures (voire de merveilleuses). J'ai lu 11 livres et en ai abandonné un, ce qui n'est pas trop mal.

J'ai commencé le mois (et l'année 2015) par un abandon: Soeurs Sorcières le tome 1. J'ai lu presque 150 pages, mais ni les personnages, ni l'intrigue ne m'ont plu. Je n'ai pas voulu me forcer à le continuer et peut-être qu'un jour je le terminerai (mais ce n'est pas prévu pour le moment).

Pour sortir de cette mauvaise passe, j'ai décidé de lire un livre très jeunesse et dont j'étais certaine de plutôt bien aimer ma lecture. Il s'agit de Ma vie selon moi le tome 7: Ensemble, Enfin! J'ai lu les 6 livres précédents, et ai lu la suite avec plaisir, même si j'ai quand même été assez déçue: sûrement trop jeunesse pour moi. Je lui ai mis 14/20lire ma chronique.

Ensuite, pour des besoins scolaires, j'ai lu Ubu Roi d'Alfred Joui. Une très belle découverte et pour une fois j'ai apprécié la lecture d'une pièce de théâtre. Elle est très originale et le burlesque est savoureux. Je vous la recommande fortement.

J'ai ensuite lu Le journal de Bridget Jones, le tome 1, que j'ai eu pour Noël. C'est sous forme de journal intime. On suit Bridget, une trentenaire, durant un an de sa vie. Son plus gros complexe est ses kilos en trop et d'être célibataire. J'ai vraiment apprécié ce livre, mais l'écriture ''négligée'' m'a ''insupportée'' et a compliquée ma lecture . Je lui ai mis 15,5/20voir ma chronique

Puis, une toute petite lecture: Regardez-moi! de Gudule. C'est une petite merveille jeunesse dans laquelle on suit Gina une jeune adolescente qui partipe à une sorte de télé-réalité. Je vous le recommande vivement. Je lui ai mis 17/20 voir ma chronique

Ensuite, j'ai enchaîné avec Poison, une réécriture de Blanche-Neige. Une belle petite lecture, piquante comme il faut. Je lui ai mis 18/20 voir ma chronique

Et là!!! J'ai lu L'océan au bout du chemin. Ce livre a été un formidable coup de coeur. Je vous laisse lire ma chronique (à venir) pour plus de détails, mais le mieux est de le lire.

Après cela, j'ai fini de lire une des nouvelles d'Agatha Christie issue du livre Christmas Pudding.

Eleanor and Park a succédé à ces lectures. Une petite pépite, une romance comme il faut, sans toutes les paillettes superflues. (note et chronique à venir).

Puis, j'ai lu la nouvelle minuscule de Gogo Moyes La liste de noël ! Je n'écrirai pas de chronique à son sujet, mais vous invite chaudement à aller la lire: elle est en téléchargement gratuit sur les liseuses électroniques (et ne fait qu'une quinzaine de pages).

Ensuite, et n'en déplaise à certains, j'ai enfin lu Hunger Games le tome 1. Je n'ai pas été déçue, je trouve qu'il est bien mieux que le film. Je rajouterai tout de même qu'une partie m'a un peu ennuyée! (note et chronique à venir).

Pour terminer le mois en beauté, j'ai lu Charley Davidson le tome 1: première tombe sur la droite. Charley est un personnage totalement dévergondée et folle (plus que sur les bords) et l'univers est génial. 

Voilà! J'ai donc passé un très bon premier mois de l'année au niveau lecture et j'espère que ça continuera ainsi. Pour ce qui est de février, je participe au challenge "petit mois, petites lectures" d'Audrey (Le souffle des mots), donc vous tiendrai au courant de mon avancée.

Je vous embrasse fort et à très vite
Jeanne Lire